Le bonheur questionné

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 Taire le bonheur par peur qu’il se sauve.

Ne pas s’exclamer par crainte de l’effrayer.

Redouter le moment où il sera écrasé par une mauvaise nouvelle ou un dur retour à la réalité.

Mais surtout, éviter de le partager par peur de blesser ; blesser ceux qui ne virevoltent pas dans notre réalité ensoleillée.

Pourquoi se fait-on dire de se calmer lorsqu’on est heureux, alors qu’on nous dit que «ça va passer» lorsqu’on est triste ?

Ne devrait-on pas plutôt faire l’inverse ?

Calmer la tristesse et sauter sur le bonheur au passage.

Dans le même sens, pourquoi en voulons-nous parfois à ceux qui rayonnent pendant nos jours de pluie ? Ne devrait-on pas essayer de les rejoindre au soleil plutôt que de souhaiter que l’orage les frappe aussi ?

Qui un jour a dit que c’était un geste égocentrique / «show off » de le dire quand ça va bien ? Ne rêvons-nous pas tous de nous sentir au bon endroit au bon moment, entourés des bonnes personnes, sans avoir besoin des autres pour se sentir valorisé. Pourquoi ne pas s’inspirer de ceux qui sont rendus où l’on voudrait être plutôt que de leur en vouloir d’être arrivés à destination plus rapidement ou de voyager plus souvent ?

Quand ces moments de pure joie se présentent à nous, pourquoi serait-il insensible de vouloir entraîner les gens dans notre tourbillon coloré ? Pourquoi s’empêcher de voler pour des gens qui ont décidé de garder les pieds sur Terre ? Continue de virevolter sans t’inquiéter de ce que les autres disent ou pensent: ils découvriront cette légèreté à leur façon.

Pourquoi le malheur devient-il une normalité alors qu’on considère le bonheur comme une ressource disponible en quantité limitée. Soyons heureux sans limite, mais surtout quand c’est le temps : dans le présent.

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