Faire face au deuil – suite du livre

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« Célébrons la vie des gens que nous aimons en laissant parler nos émotions ; de cette façon, ils continueront de vivre à travers nous. »

Dans « Fais-le pour toi » , je parle ouvertement du décès de ma mamie, cette femme forte qui nous a quittés beaucoup trop tôt à mon avis. J’ai reçu beaucoup de messages et de témoignages de votre part en lien à cette petite partie du chapitre un.

 

Je disais vivre dans le déni, vouloir plutôt imaginer qu’elle réapparaîtrait bientôt dans ma vie, qu’on pourrait à nouveau manger des sushis ensemble, comme avant…

 

Mais, par moment, ça me frappe.

 

Parfois, la douleur resurgit comme si les événements s’étaient produits hier. Que ce soit un anniversaire, la date de son décès, lors de la tenue d’un événement important auquel elle ne pourra pas assister ou simplement un excès de tristesse spontané, ce n’est pas facile de se faire à l’idée qu’elle manque toutes ces étapes de ma vie. Au moment de la sortie de mon livre par exemple… Celle qui m’a transmis l’amour de l’écriture et de la langue française, bien qu’elle soit avec moi en pensées, n’était pas là physiquement pour me serrer dans ses bras et me témoigner sa fierté

 

Il m’arrive de lui en vouloir d’être partie si tôt. Elle aurait dû me voir grandir, évoluer, être à mes côtés comme elle l’avait promis. J’ai tant de projets, tant d’idées que j’aurais voulu partager avec elle. Ça peut paraître illogique d’entretenir de la frustration à l’égard d’un événement aussi incontrôlable qu’un décès, mais il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de combler le vide laissé par le départ d’une personne qui occupait une place aussi importante dans notre vie. Lui dire qu’elle me manque et qu’elle n’avait pas le droit de s’en aller est en quelque sorte une façon de ne pas l’oublier…

Ne pas oublier le son de sa voix lorsqu’elle me disait que les «si n’aiment pas les «rais» ;

Ses câlins lorsqu’elle me gardait et que je m’ennuyais de mes parents ;

Ses mots, toujours si rassurants ;

Ses expressions de grand-maman que ma mère emploie désormais et qui feront probablement un jour partie de mon vocabulaire aussi ;

L’odeur de son fameux pot-pourri qui accompagne encore quelques-uns de ses biens portent encore l’odeur aujourd’hui. ;

Les chansons qu’elle me chantait et que je chanterai avec bonheur à mes enfants, leur transmettant le plus beau legs qui soit :

Le souvenir d’une mamie extraordinaire.

Comme elle l’a si bien dit : il ne faut pas pleurer la mort, mais plutôt célébrer la vie.

 

 

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