10 choses que j’ai apprises en écrivant un livre

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  1. Tu ne seras jamais complètement satisfait de ce que tu écris.
    Lorsque j’étais à l’école et que je faisais des dissertations, je ne me posais pas mille-et-une questions. J’avais trois périodes pour créer, modifier et réviser, et par la suite, le sort était entre les mains de l’enseignant. Mais lorsque c’est TON PROJET, tu deviens perfectionniste à un point où on doit te faire lâcher prise (c’est comme TON BÉBÉ). Tu dois apprendre à faire confiance à tes idées et à croire qu’elles seront capables d’atteindre ton public comme tu le souhaites.
  2. Ton livre, c’est ton BÉBÉ.
    Je suis devenue «possessive» de mon projet pendant un moment. Comme si on parlait de mon enfant, je voulais qu’on l’aime, que personne n’essaie de le changer et qu’il me ressemble! C’est quand j’ai vu qu’il y en avait plus de 5000 à l’impression que j’ai lâché prise et que je me suis dit «Môman devrait relaxer un peu».
  3. Tu peines à écrire quand tu as le temps, mais l’envie te prend soudainement quand tu es trop occupé. Comme dans beaucoup de situations, on travaille mieux quand le temps nous manque. J’ai cette tendance à vouloir subitement vouloir lire un livre alors que je dois en écrire un…..Parce que j’avais des délais à respecter, j’ai donc du apprendre à m’imposer des objectifs d’écriture comme si c’était un vrai travail, parce que j’avais des délais à respecter (mais je dois avouer que je reste une adepte de la procrastination).
  4. Trouver une page couverture, c’est loin d’être évident.
    Qu’est-ce qui représentera parfaitement la vision que tu te fais de ton projet? ET est-ce que les autres seront d’accord avec toi? Est-ce qu’ils comprendront ce que tu voulais faire? Pourquoi une couverture et pas une autre? Au final, j’ai lâché prise en me disant qu’en tant qu’auteure, je devais me concentrer sur le contenu.
  5. Le début d’un livre est la partie la plus difficile à écrire.
    Même si le projet est planifié et divisé en plusieurs parties, c’est difficile de rédiger de bonnes premières pages lorsque tu n’as pas encore écrit toutes les pages qui les suivront. Tu ne sais jamais à l’avance ce qui t’inspirera au fil des jours et toute histoire est sujette au changement.
  6. Tu te relis tellement souvent qu’il t’arrive de te demander si c’est vraiment toi qui l’a écrit.
    À force de relecture lors de la correction, j’ai pris du recul et j’ai appris à être objective face à mon projet. Il m’arrivait parfois de réagir à voix haute :«maudit qu’elle est nouille!» comme si les propos lus étaient ceux d’une amie, et qu’ils me faisaient rire ou même de pleurer lorsque je me reconnaissais à travers certains passages. C’est assez bizarre comme sentiment : lorsque tu as l’impression que ces mots viennent d’une partie de toi que tu apprends à connaître en même temps que le lecteur… Je crois que c’est sain de se détacher un peu du projet. Ça permet de ne pas tout prendre au pied de la lettre et de faire des choix éclairés.
  7. Tu dois apprendre à accepter les critiques.
    Parce ce qu’il y en aura! Si tu savais la quantité de rayures rouges et de commentaires que tu devras prendre en considération, et ce, seulement pendant l’écriture et la correction. C’est sans compter les critiques qui viennent après (et au moment où j’écris ces mots, il reste deux semaines exactement avant sa sortie…. merci à moi de me le rappeler et de me stresser!). L’important est de garder en tête que les autres peuvent avoir des idées très intéressantes puisqu’ils ont un regard extérieur. Ne soit pas insulté d’être corrigé ou qu’on te propose des idées différentes.
  8. Tu dois aussi te battre pour tes idées.
    Oui, tu dois accepter la critique, mais n’oublie pas que ça reste ton projet et que tu dois t’assurer qu’il ne soit pas modifié au point où tu ne le reconnaisses pas. Recevoir des propositions ne veut pas dire toutes les accepter. Ça reste avant tout ton projet et tu dois être fidèle à l’image qu’il projette.
  9. Contrairement à ce que l’on croit, s’inspirer de notre vécu est loin d’être plus facile que d’inventer un univers fictif.
    Parler de soi ou de gens qu’on connaît est assez difficile, puisque tout le monde, y compris les personnes concernées, pourront le lire. On ne peut pas se cacher derrière un personnage lorsque l’histoire est la même à quelques détails près. Si on décide d’écrire tout ce qu’on pense vraiment, il faut s’attendre à révéler certaines choses qui sont parfois compromettantes. Ce n’est pas évident de savoir où se trouve la ligne à ne pas franchir pour éviter de blesser qui que ce soit.
  10. C’est toute une montagne-russe, mais c’est aussi toute une fierté!
    Tu travailles pendant des mois, voire des années sur un projet qui ne se concrétisera que lorsque tu l’auras pour la première fois dans les mains. Tellement d’efforts, tellement de temps accordé à un projet qui n’est même pas assuré de voir le jour, mais seigneur que c’est thérapeutique comme processus! Pour ceux qui sont passionnés d’écriture, attachez bien vos ceintures car c’est toute une aventure qui ne se concrétise que lorsque c’est finalement possible de sentir l’odeur des pages qui se tournent.

 

 

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